Je vous vois en train de vous poser la question : qu’est-ce le mur de la honte ? Ne vous en faites pas, je vous dis tout.

Connaissez-vous la baie de Loango ? Avez-vous déjà été au Congo-Brazzaville ? Si oui, vous ne serez pas trop perdus.

Je suis par contre certaine que vous avez déjà entendu parler du commerce triangulaire et/ou de la traite négrière.

Pour rappel, le commerce triangulaire, aussi appelé traite atlantique ou traite occidentale, est une “traite négrière” reliant l’Europe, l’Afrique et l’Amérique, pour la déportation d’esclaves noirs, d’abord troqués en Afrique contre des produits européens (textiles, armes) puis en Amérique contre des matières premières coloniales (sucrecafécacaocotontabac).

Le terme « traites négrières », ou « traite des nègres » ou « traite des noirs », désigne le commerce d’esclaves venus d’Afrique durant près de treize siècles, phénomène historique en raison des dizaines de millions de victimes déportées d’un continent à l’autre.

Ce fléau a touché la quasi-totalité de l’Afrique ; par ailleurs, le Congo-Brazzaville, n’a pas été épargnés. En effet, sa situation géographique a été très favorable à la traite négrière.

Les négriers négociaient leurs victimes sur la côte congolaise, plus précisément à Loango. Un comptoir se constitua très rapidement afin d’implémenter la vente des humains arrachés de leurs pays, notamment le Congo-Brazzaville, le Congo Kinshasa, le Gabon, le Tchad, la Centre Afrique et le Cameroun, à travers la route de l’esclave.

Une fois sur la baie de Loango, ces captif(ve)s étaient consulté(e)s afin d’écarter tous ceux/celles qui ne répondaient pas aux critères de sélection. Ces critères exigeaient que la victime ait : une taille supérieure ou égale à 1,60m ; une bonne dentition ; une bonne musculature ; aucune scarification et soit âgée de 18 à 30 ans. Tous les critères réunis, le martyr était embarqué pour un voyage de non-retour vers les Amériques et la Carraïbe.

Vous l’aurez donc compris, la baie de Loango constituait un lieu d’horreur, d’atrocité, de déshumanisation … et, est aujourd’hui un lieu historique dont la mémoire mérite d’être valorisé et protégé.

C’est dans cette perspective qu’est né le Projet MATATCHEBO. Tout en menant ses études afin de valoriser ce patrimoine historique et culturel qu’est la baie de Loango, le Promoteur du Projet MATATCHEBO, M. BATOTA KISSALA Dominique a fait une triste découverte.

En effet, des incultes ont construits un mur, haut de 2 mètres, afin de démarrer des travaux qui transformera ce lieu mémoriel, en site de loisirs, de jouissances et même de débauche. Ce qui reviendrai à ”implanter un lieu de plaisance en plein Auschwitz ”. Cela infligea profondément M. BATOTA KISSALA et ses collaborateurs qui décidèrent donc de faire tomber un jour ce mur.

C’est après beaucoup d’acharnements, via les réseaux sociaux et la chaine de TV5, que les membres du Projet MATATCHEBO ont pu attirer l’attention du gouvernement congolais, qui a son tour a agi avec promptitude et détruit ce mur honteux.

Ceci n’est que le début de la bataille du Projet MATATCHEBO pour sauver et valoriser la baie de Loango, afin de rendre hommage aux victimes de ces affres.

Vous aussi, aidez-nous à sauver la baie de Loango en adhérant à notre projet, votre projet, le Projet MATATCHEBO.

A très bientôt pour une nouvelle actualité sur notre site.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo de la destruction du mur de la honte sur notre chaîne YouTube.